Le burn-out, une réalité douloureuse
Le burn-out, ce mal, cette rupture, ce traumatisme qui frappe autour de nous, un collègue, un employé, un ami, un proche.
L’analogie qui me vient en tête est celle de la rupture de ligament en sport.
Non, pas une élongation, non pas une luxation, non… une rupture.
Et là, on doit apprendre à vivre sans ce ligament, à gérer sa vie sans cela.
Alors oui, vous verrez ces personnes revenir, différentes, certaines avec une meilleure compréhension de leurs capacités et d’autres à jamais meurtries.
Premier cri du cœur : à tous ceux qui sont passés par cela, je vous exprime ma sincère admiration pour votre persévérance, pour vos efforts. Je peux juste imaginer les obstacles que vous avez surmontés pour vous reconstruire.
Deuxième cri du cœur : ne vous en voulez pas, ne regrettez pas, regardez devant. Ce qui vous définit, c’est ce que vous choisissez d’être aujourd’hui et maintenant.
Deux livres qui pourraient vous faire du bien :
Le premier, Le courage de ne pas être aimé, pour se reconstruire, pour soi, avec ses vérités, sans vouloir correspondre aux attentes des autres, mais se correspondre à soi-même.
Le deuxième, un livre pour lâcher prise, accepter nos hauts et nos bas et en faire une force, Le Piège du bonheur.
Et nous, les gestionnaires, on peut agir
Nous pouvons aider, faire en sorte que l’engagement que l’on démontre au travail, la pression des projets soient régulés.
Ce qu’il faut pour aller chercher l’extra mile, pour grandir, pour avoir ce sentiment fort de réussite, sans avoir des objectifs juste hors de portée, qui découragent et dévalorisent.
Et aussi, mettre en place une dynamique d’équipe basée sur la confiance, la solidarité, l’écoute active. Et si cela est en place, vous pourrez augmenter la résilience de votre groupe, qui, uni, pourra aussi s’épauler les uns les autres pour surmonter les obstacles. Votre rôle est là : faire grandir la cohésion de votre groupe.
Pistes de réflexion
Une gestion du temps efficace, aussi bien sur l’horizon de l’année en s’efforçant de bien répartir les projets sur le cours de l’année pour éviter d’avoir des périodes trop intenses. Pour la semaine, il s’agit de choisir de se concentrer sur certains éléments avec un temps prévu pour les imprévus. Cette approche est décrite dans l’article : De la planification annuelle à celle de sa semaine : Maîtriser la gestion du temps
Partager votre vision pour l’année avec les éléments clefs et en mettant en place des indicateurs de suivi pour encourager et non juger. Guider et évaluer : La synergie des OKR et des KPI pour le succès de l’équipe
Et le dernier élément, comment donner de l’autonomie à vos équipes, ma proposition : Ne déléguez pas !
Et sur un cas concret, voici une expérience vécue :
Dans une de mes équipes, on avait un jeune ingénieur extrêmement brillant et engagé. Son responsable le voit comme un haut potentiel. Alors, on l’encourage, on lui donne de l’espace, et il prend, il livre.
Ses analyses sont brillantes, on lui donne plus d’espace, il le prend.
Et un jour, on le voit dans le bureau, perdu, en souffrance, sur le point de craquer. Immédiatement, on discute, on prend le temps, et immédiatement, on le met en sécurité, on enlève la pression et on lui trouve un autre rôle.
Alors oui, avec beaucoup de tact, ce geste ne doit pas se transformer en acte de désaveu. Ce partage courageux de déclarer que l’obstacle est pour l’instant trop haut, n’enlève rien au potentiel de cette personne. Alors, remerciez-le pour son courage, pour sa confiance envers vous. Dites-lui que c’est grâce à ce genre de discussion que tous les deux, vous grandissez, vous apprenez.
En faisant cela, en posant ces gestes, reconnaissez votre erreur. Vous n’avez pas su faire correspondre le niveau de charge mentale avec la capacité de la personne. Chaque cas sera différent, la jeunesse n’est pas un critère, ni la maturité dans le rôle.
Un équilibre délicat entre ce qui se passe dans sa vie perso et ce qu’il doit accomplir.
Nos intentions peuvent être sincères, avec une volonté que cette personne se développe, brille, soit reconnue, et on pousse, on encourage et on s’approche de la zone de risque.
Les clés : confiance, transparence, écoute et humanité
Chacun doit apprendre à se connaître, à comprendre son potentiel, à apprendre à évaluer l’ampleur du challenge en face de lui pour être en position de stretch pour grandir, mais pas en position de rupture ou alors vraiment pas longtemps.
Et vous, gestionnaire, vous devez avoir ce lien avec vos employés pour qu’ils puissent s’ouvrir à vous, pour que vous puissiez les faire grandir sans risque pour leur santé mentale.
Un élément clé : gestionnaires : vous êtes humains.
Rappelez-vous cette règle dite dans les avions : vous devez d’abord mettre un masque à oxygène sur votre visage avant d’aider votre voisin.
Vous ne pouvez pas aider vos employés au péril de votre santé, vous devez montrer l’exemple et vous aussi demander de l’aide. Et pour le faire, investissez dans votre développement personnel, apprenez à vous connaître, à vous reconnaître. Et c’est en faisant cela que vous serez le plus capable d’aider les autres.
🛠️ Trois actions simples pourprévenir les burn-outs
Ajuster les objectifs avant qu’ils ne deviennent dangereux
Quand tu observes :
un discours qui se durcit (“je dois”, “je n’ai pas le choix”),
un isolement progressif, …
Revois la charge, clarifie les priorités, enlève ce qui n’est pas essentiel.
Tu protèges la personne sans la dévaloriser.
Créer un espace d’équipe où l’on peut dire “c’est trop” sans peur
Une fois par mois, organise un moment où chacun peut partager :
ce qui l’a mis en difficulté,
ce qui l’a aidé,
ce qu’il faudrait ajuster.
Tu normalises le fait de parler des limites.
Tu transformes la vulnérabilité en force collective.
Tu construis la résilience du groupe.
Valoriser le courage de demander de l’aide
Quand un employé t’avoue qu’il est dépassé :
remercie‑le,
reconnais son courage,
ajuste la charge,
et rappelle que cela n’enlève rien à son potentiel.
Tu transformes un moment de fragilité en moment de confiance.
Et tu évites qu’un talent brillant ne s’effondre en silence
👉 Ces trois actions simples renforcent votre posture de manager et vous rapprochent de votre potentiel.
Coaching ou mentorat : votre choix, votre croissance
Je suis Franck Dervault, fort de nombreuses années d’expérience professionnelle et désormais en voie de certification comme coach. Je propose deux approches distinctes :
- Le coaching, pour vous aider à libérer votre potentiel grâce à la réflexion, la présence et la découverte guidée.
- Le mentorat, pour partager les leçons, les stratégies et les enseignements de mon parcours afin que vous puissiez relever vos défis avec confiance.
Quelle que soit la voie que vous choisissez, mon objectif reste le même : vous aider à réaliser que vous êtes plus sage que vous ne le pensez, avec un potentiel immense qui ne demande qu’à être révélé.
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