Confiance et doute : un équilibre à cultiver

La confiance, un socle essentiel

La confiance est l’un des socles essentiels pour gérer son équipe. Ce lien est complexe à mettre en place, et il demande du temps. Alors, si je vous disais que le doute aide à bâtir la confiance ?
Contre-intuitif ? Peut-être.

Définir le doute

Mais d’abord, qu’est-ce que le doute ? Il s’oppose à la certitude, c’est le pressentiment d’une réalité qui pourrait être différente. On l’appelle aussi le gut feeling, l’instinct utilisé pour évaluer une situation. Ce petit sentiment en vous qui murmure que tout n’est pas aligné. Ce capteur d’un écart entre ce que votre cerveau analyse et ce que votre cœur ressent.
Et pour les scientifiques ? C’est le doute cartésien, qui a permis de structurer toutes les découvertes scientifiques depuis le XVIIᵉ siècle.

Le doute comme pratique de gestion

Le doute est une force, apprendre à l’utiliser, à le questionner, est en soi une pratique.
Comme illustration, le doute permet de conduire une analyse de risque, et de méthodiquement identifier toutes les menaces et opportunités. Par une évaluation des probabilités et de la sévérité des impacts, on le quantifie, et ainsi on permet de ne se focaliser que sur les points importants. Ainsi, le doute est rationalisé et on peut sereinement continuer le projet.

Du doute à la clarté

Lorsque les doutes ont été entendus et traités, une certitude émerge en vous, vous offrant clarté et élan dans l’exécution. Apprendre à le faire en individuel, puis à faire naître cette dynamique au sein d’un groupe, est extrêmement puissant.

Les dérives du doute

Mais comme toute force, il a sa faiblesse. Il peut paralyser, devenir source d’anxiété, surtout lorsqu’il n’est ni rationalisé ni quantifié.
Dans ma carrière, j’ai observé ces paralysies. Pour certains, cela allait jusqu’à remettre en question leurs propres compétences. Lorsque les enjeux sont élevés ,  sécurité des personnes et des biens, risque financier ou de réputation pour l’entreprise ,  ils peuvent déséquilibrer notre jugement. En quelque sorte, on compense l’enjeu (l’impact) par une moindre tolérance à l’incertitude.

Créer un cadre collectif pour apprivoiser le doute

Dans ces cas-là :
Fédérez tout le monde autour de l’approche, faites en sorte que votre intention soit claire pour tout le monde et qu’elle soit partagée, dans le sens, acceptée, avant même de discuter des risques.
Exemple : pour cette phase du projet, on ne s’intéresse qu’au test à venir et à si l’on a assez d’informations pour l’autoriser. Ce cadre, à la fois clair et limité, permet d’aborder la complexité pas à pas.

Rationaliser ensemble pour apaiser

Avec ce cadre, on rationalise les risques en utilisant les connaissances de tous. Ainsi, l’expert technique ne se retrouve pas seul à porter cette décision, et cela réduit l’incertitude et le stress associé. Cette rationalisation collective permet d’y voir plus clair, d’apaiser. Le doute maîtrisé devient alors un équilibre entre l’intuition et la raison, entre le cœur et le cerveau.
Tout repose sur l’équilibre.

Le doute au service de la confiance

Ainsi maîtrisé, le doute renforce la confiance au sein de l’équipe.
Pour moi, le doute deviendra un élément fondamental de votre style de gestion, si vous en maîtrisez toutes les facettes.
Ce que je vous propose ici, c’est de prendre le doute comme un point d’équilibre.
Une confiance… traversée par le doute.
Une confiance… consciente.

L’équilibre, une posture dynamique

L’équilibre est une position stable.
Cela ne signifie pas que c’est toujours la même position. Ainsi, dans certaines situations, vous aurez plus de doutes que de certitudes ou le contraire. Ce qui compte, c’est d’éviter de tomber d’un seul côté.

Les deux extrêmes à éviter

Prenons l’excès de confiance. Rien qu’en écrivant cette phrase, vous sentez qu’on ne souhaite pas être dans cette posture. Dans cette situation, on devient aveugle aux signaux faibles, sourd aux alertes, imperméable aux remises en question. Sans le doute, vous risquez de vous retrouver face à des situations difficiles à gérer.
Et l’autre extrême, vous êtes plein de doutes, incapable de décider et de progresser, et là aussi vous aurez une situation difficile à gérer. Car vous ne déciderez pas, et ne pas décider, c’est décider : choisir l’immobilisme. Et dans notre monde en constante évolution, vous laissez la place à vos compétiteurs de vous distancer. Et une inaction trop longue vous rend simplement inutile.

Le rôle du gestionnaire : cultiver l’équilibre

C’est pour cela qu’en tant que gestionnaire, vous devez maîtriser cet équilibre entre doute et certitude pour que la confiance soit dans votre groupe. Lorsqu’un projet se prépare ou qu’une décision s’annonce, créez un cadre où chacun peut poser ses doutes. Ensemble, transformez-les en leviers d’action.

Pour aller plus loin : La confiance : socle invisible du management


Coaching ou mentorat : votre choix, votre croissance

Je suis Franck Dervault, fort de nombreuses années d’expérience professionnelle et désormais en voie de certification comme coach. Je propose deux approches distinctes :

  • Le coaching, pour vous aider à libérer votre potentiel grâce à la réflexion, la présence et la découverte guidée.
  • Le mentorat, pour partager les leçons, les stratégies et les enseignements de mon parcours afin que vous puissiez relever vos défis avec confiance.

Quelle que soit la voie que vous choisissez, mon objectif reste le même : vous aider à réaliser que vous êtes plus sage que vous ne le pensez, avec un potentiel immense qui ne demande qu’à être révélé.


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